Pestalozzi

​Johann Heinrich Pestalozzi

Johann Heinrich Pestalozzi est né à Zürich (Suisse) le 12 janvier 1746. Orphelin de père à 5 ans, il reçut une éducation doublement féminine, par sa mère et Babeli la fidèle servante. Au cours de ses nombreux séjours chez son grand-père paternel dans la campagne zurichoise, il rencontra l’extrême pauvreté des paysans et y fût sensible. Il étudia la théologie et le droit, fit un apprentissage en agriculture. De 1773 à 1780, il créa et dirigea un institut pour enfants pauvres et orphelins le Neuhof à Birr (AG). De 1780 à 1799, il rédigea plusieurs ouvrages, dont " Léonard et Gertrude" et la "Lettre de Stans". 

En 1804, il fut invité par la ville d'Yverdon (Suisse) et y résida de 1805 à 1825. Il reçut de nombreux visiteurs, développa l'institut, le séminaire pédagogique, l'institut pour les jeunes filles, celui pour les enfants sourds-muets et la Maison pour les pauvres à Clendy (région d'Yverdon). En 1825, il regagna sa maison du Neuhof et mourut le 17 février 1827 à Brugg (Suisse).Une riche biographie est accessible au Centre de documentation et de recherche Pestalozzi à Yverdon-les-Bains. 

Les divers documents privés, prêtés au Musée scolaire virtuel priorisent le regard d’écoliers sur leur quotidien à l’Institut Pestalozzi. Les lettres que ces enfants ont adressées à leurs parents sont authentiques, elles sont à contextualiser et à accueillir avec délicatesse. Il en est de même pour les relevés de compte 1806 et 1807 extraits d’un tout, l’intention étant d’illustrer un quotidien de ce début de siècle. Le dessin offert par Charles (14 ans) à son frère Albert (10 ans) représente une forme d’étrennes. 

Les quelques dates en lien avec Pestalozzi en terre vaudoise sont extraites de l’article de Léon Michaud, Journal d’Yverdon, jeudi 23 décembre 1954, Evocation d’Yverdon en 1804 – La vie quotidienne à l’Institut Pestalozzi « Les registres du Conseil d’Yverdon nous apprennent : le 1er février 1804, la Municipalité est informée que le citoyen Pestalozzi ayant dessein de s’établir dans le Pays de Vaud, on prend la résolution de l’inviter d’une manière pressante à donner la préférence à cette ville. Le 4 février, Pestalozzi répond qu’il se rendra à Yverdon sous peu de jours. Le 26 mai, Pestalozzi arrive à Yverdon et se déclare très sensible au bon accueil qu’on lui fait, et déclare qu’il préfère le séjour d’Yverdon à tout autre lieu du canton. Le 22 juin, on offre le château au citoyen Pestalozzi. Le 4 août, une lettre du citoyen Pestalozzi annonce qu’il se rendra à Yverdon dans les premiers jours de la semaine prochaine pour examiner les réparations à faire au château. Le 1er janvier 1805, c’est l’ouverture de l’Institut. Dès le début, l’établissement connaît la vogue : avec les élèves et les quelques maîtres qui ont suivi Pestalozzi de Munchenbuchsee à Yverdon, l’effectif s’élève à cinquante, pour augmenter régulièrement par la suite. En 1807, on compte 134 élèves, 20 maîtres, 11 étudiants (pour la plupart des étrangers qui s’initient à la méthode), 10 domestiques ; en 1809, on trouve 165 élèves, 31 maîtres, 32 étudiants. C’est la belle époque, car dès 1811, le déclin se fait déjà sentir : il n’y a plus que 83 élèves, 15 maîtres et 26 étudiants. » Le dossier contient également un article de G. Dutoit paru dans la Gazette de Lausanne, le 6 décembre 1933, intitulé Vieilles lettres et l’Institut Pestalozzi. Cet article mentionne que certains documents furent donnés en 1920 au Musée du Vieux Lausanne.